Retourner les « border » avant d’aller me coucher: une entorse à ma liberté

ArroparlesTous les soirs, je ne peux pas m’en empêcher, je dois confesser qu’au moment  de me glisser dans mon  lit, il faut que je me relève pour aller les border …et vérifier qu’ils vont bien .

Pénétrer dans leur chambre me plonge dans un monde d’odeurs et d’amour. Je ne peux y résister, c’est plus fort que moi et là je me sens tellement désarmée mais cette faiblesse me comble.

J’ai pris la décision d’assumer que pour certaines choses, je choisis en toute liberté de ne pas être libre … Et le fait d’aller les border chaque soir où je suis à la maison représente l’une d’entre elles.

J’adore leur parfum , leur positions quand ils dorment, ce qu’ils disent quand ils se retournent, j’aime scruter leur chambre dans la nuit et leur déposer un dernier baiser.

On dit que c’est pendant le sommeil que l’on devient plus authentique ,  j’ai la conviction que c’est vrai. La nuit a toujours représenté pour moi une séquence insolite que je n’appréciais guère et où je tentais de retarder le moment de me séparer de mes parents avant me retrouver seule dans ma chambre. Peut-être est ce pour cette raison que j’apprécie tant ce moment où je les regarde  parce qu’ils ne me voient pas ou bien à cause de ce silence si particulier.

Le fait est que je suis enchaînée mais cette forme de servitude est librement consentie….

Free yourself

  1. Sophie

    C’est vraiment un moment privilégié je suis d’accord. Je m’aperçois que c’est aussi le moment où je les vois grandir, étendus et bienheureux sur leur lit car j’ai toujours en tête les instants où je les observais bébé. Il y avait aussi ces moment où je glissais mon doigt sous leur petit nez pour sentir leur respiration et ne pas les gêner dans leur sommeil…après liberté, habitude je ne me pose pas la question !

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